Acheter un bateau : les questions à se poser || 20 Sep 2017

acheter un bateau

Posséder son propre bateau pour voguer sur les mers en toute liberté. Si l’idée trotte dans un coin de votre tête, voici quelques conseils pour mener à bien votre projet.

Connaître ses besoins

Acheter un bateau n’est pas si différent qu’acheter une voiture. Il est important, d’abord, d’identifier ses besoins avant de faire son choix « Il est nécessaire de savoir quelle est l’utilisation qu’on va en faire, la fréquence des sorties et surtout savoir quel est le nombre de personnes, en moyenne, que l’on compte transporter à bord », explique d’emblée Julien Harel, Technical & Sales Manager d’Espace Marin. Pour ce spécialiste, la réponse à cette question détermine le choix quant à la taille du bateau et de sa motorisation, principalement. Ainsi, un moteur puissant peut être préconisé si le bateau sera utilisé pour du ski nautique, ou moins puissant s’il sera utilisé pour des sorties.



Point crucial : le budget

Bien évidemment, ce choix se précise lorsque l’acheteur arrête un budget. Outre l’achat, il doit tenir compte des coûts de maintenance et d’utilisation de son bateau. Le carburant demeure le plus gros poste de dépenses. Il faut aussi compter les frais de parking, de renouvellement des permis et des examens réguliers de la Tourism Authority (TA).


Espace Marin Showroom

S’assurer d’une utilisation autonome !

Finalement, il est primordial de considérer les facilités et les infrastructures auxquels le plaisancier aura accès. « Il est important que le propriétaire puisse être autonome dans l’utilisation de son bateau et non pas avoir besoin de plusieurs personnes pour la mise à l’eau fréquemment. Il faut donc savoir s’il aura accès à une rampe ou à une marina », précise Julien Harel.



Seconde main : les pièges à éviter

Acheter un bateau, surtout de Seconde main, requiert une vigilance accrue. En effet, un grand nombre de bateaux subissent au cours de leur durée de vie des modifications. Certaines embarcations sont fabriquées en dehors des normes applicables. « Il n’est pas rare de voir des bateaux qui ne sont pas auto videur, c’est-à-dire des bateaux dans lesquels le plancher est plus bas que le niveau de la mer », prévient Julien Harel. Cela peut causer des problèmes d’évacuation d’eau, pouvant faire couler l’embarcation en cas de fortes pluies.

Pour éviter ce genre de surprise, il est conseillé de se tourner vers un expert maritime. « Il est important de connaître l’entretien du bateau. Il faut, dans la mesure du possible, voir le bateau à sec pour pouvoir examiner l’état de la coque et déceler d’éventuels dégâts », explique le Capt. Mahendra Babooa, expert maritime et directeur d’Allied Marine Surveyors.

Si en achetant un bateau neuf la question ne se pose pas vraiment, il est primordial de demander les papiers du bateau lorsque celui-ci est de Seconde main. Vérifiez le Boat Builder’s Certificate, qui doit être estampillé avec la date de fabrication du bateau. Le danger cependant, demeure les modifications qui ont pu avoir lieu. Tout acheteur doit exiger les documents attestant de l’historique des travaux d’entretien aussi bien sur la coque que sur le moteur. S’agissant de la motorisation, l’acheteur peut encore contacter le représentant de la marque du moteur à Maurice.

Si vous achetez neuf, il est intéressant de comparer les offres, notamment les garanties offertes par les concessionnaires. « Chez Espace Marin, la garantie sur la coque est de 3 ans, de 5 ans sur le moteur et d’une année sur les accessoires », souligne Julien Harel.



Ne pas acheter tout de suite

Une fois le bateau trouvé, il ne faut pas s’emballer. Bien qu’il présente toutes les qualités requises, ce n’est pas pour autant sûr que la TA approuve votre demande de permis. « Il est important de demander une letter of intent auprès de la TA, en indiquant le bateau que vous souhaitez acheter. Une fois cette lettre obtenue, là vous pouvez aller de l’avant avec l’achat », prévient le Capt. Babooa.

Un certain nombre de documents doit être produit à la TA, notamment le certificat de fabrication, l’acte de vente, l’application pour le permis d’immatriculation, ou encore l’assurance.


Mercury Boat Engine

Assurer son bateau

Parlons de l’assurance justement. La coque et le moteur sont assurés chacun pour une valeur précise. « Pour un bateau de seconde main, un expert maritime fera une évaluation de la coque et des équipements et donnera un rapport qui sera utilisé pour l’assurance », explique le Capt. Babooa. En sus de cela, une assurance doit être prise pour chaque occupant du bateau à hauteur de Rs 500,000. Il ne reste désormais plus qu’à passer le permis de skipper !

Le permis de skipper : comment ça marche ?

A Maurice, c’est la Tourism Authority qui délivre les permis de skipper. Pour s’inscrire aux examens, il suffit de se rendre sur le site internet de la Tourism Authority et télécharger un formulaire d’application. Dûment rempli, ce formulaire doit être soumis à la TA, avec des documents requis, comme un certificat médical, entre autres. Le calendrier pour les cours et les examens jusqu’en décembre peut être consulté en ligne.

Les cours et les examens peuvent se faire en français, en anglais et en kreol. Outre la TA, des prestataires privés offrent aussi des cours qui préparent à l’examen de skipper, comme l’Allied Marine Surveyors. « Nos cours, théoriques et pratiques, portent sur le Code de la mer, la sécurité ou encore la météo, entre autres », explique le Capt Babooa.

Deux catégories de permis existent (Catégorie B et C). Le détenteur du permis de catégorie B pourra naviguer jusqu’à 12 miles nautiques des côtes, alors qu’avec un permis de catégorie C, il peut aller jusqu’à 24 miles nautiques. Et ce, pour des besoins commerciaux ou privés.

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