Voiture importée de seconde main : Ce qu'il faut savoir || 13 Sep 2017

Alors, toujours à la recherche de ta première voiture ou de ta prochaine acquisition motorisée ? Tes finances pencheraient à te faire opter pour une seconde main, voire une voiture importée de seconde main. En anglais, on dit « imported pre-owned ». Comment ça, tu ne sais pas la différence entre les deux ? Suis le guide, on t’explique tout dans les moindres détails.



Qu’est-ce qu’une voiture « imported pre-owned » ?

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Tu l’a surement entendu : « Monn fek pran enn recon ! » Recon est le diminutif de « reconditioned », reconditionné. Si la majorité de ces véhicules sont des voitures, il n’est pas si rare de croiser des camions, des tout-terrains (2X4, 4X4) ou encore des vans importés de seconde main sur nos routes. Nous, on préfère dire véhicules « imported pre-owned ». La raison est simple : si jadis les véhicules importés était reconditionnés avant d’être vendus à Maurice, tel n’est plus le cas.

Leur particularité ? Ces véhicules sont d’ordinaire fabriqués pour des marchés spécifiques, comme l’explique Karrim Abbasakoor, directeur de la société Car Club, spécialiste dans l’importation, l’entretien et la vente de ces voitures. « Il ne faut pas se voiler la face, ce sont des voitures de seconde main, ni plus ni moins, explique notre spécialiste. Toutefois, selon des critères bien précis, comme le pays de provenance et le kilométrage, par exemple, elles entrent dans cette catégorie sur le marché local ».

Les « imported pre-owned » sont des véhicules achetés aux enchères par des importateurs et revendeurs reconnus par le ministère du Commerce. Les imported pre-owned sont généralement achetés au Japon, en Allemagne ou en Angleterre, mais également dans d’autres pays d’Europe et d’Asie.

Des critères rigoureux

En effet, l’importation de ces voitures s’opère dans un cadre légal bien ficelé, avec des règles strictes que doivent respecter les importateurs et les vendeurs.

  • L’âge du véhicule
    Le véhicule (voiture, 2x4, 4X4, camion, fourgonnette, etc.) doit dater de 18 mois à 4 ans à partir de la date de son premier enregistrement dans son pays d’origine au moment de son rapatriement vers Maurice.
  • L’enregistrement à Maurice
    Le véhicule doit être dûment enregistré à la National Transport Authority sous le nom de l’importateur sauf dans le cas où c’est un revendeur autorisé qui effectue l’importation.
  • Les documents à produire
    Il est obligatoire de produire les documents de vente (Auction Sheets) et les certifications de rapatriement (Pre-Shipment Certificates) aux autorités locales.
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Certains s’imagineront que les voitures importées sont sujettes à toutes sortes de manipulations pour la remettre à neuf ou lui donner une seconde vie, mais concrètement ce n’est pas le cas. « La voiture est achetée telle quelle dans son pays d’origine et ce n’est qu’une fois à Maurice que la peinture est refaite et qu’une inspection complète de la mécanique est pratiquée », indique Karrim Abbasakoor. Ce dernier explique également que le ministère du Commerce protège les acheteurs en obligeant les revendeurs à offrir des garanties sur des éléments de la voiture tels le moteur et la boîte de vitesses, comme pour une voiture neuve.

Comme pour tout achat, la prudence doit être de mise. Obtenir ces garanties de même que les certificats et l’historique de la voiture sont primordiaux. L’historique, par exemple, renseigne sur l’état réel du véhicule et sur son entretien dans son pays d’origine. Ainsi, choisir un vendeur sérieux est déterminant pour se garantir une paix d’esprit et éviter toute mauvaise surprise.



Attention aux arnaques !

Compteurs trafiqués, voitures accidentées… Les arnaques sont possibles mais peuvent être évitées, à condition d’être vigilant. En effet, certains détails ne trompent pas. Pour le kilométrage, par exemple, il suffit de regarder attentivement les dates et le kilométrage des factures d’entretien et les rapports de contrôle technique. S’agissant de l’accident caché, il se détecte en inspectant de près la carrosserie, plus particulièrement l’alignement des portières, du capot ou du coffre.



Des véhicules très prisés

Posséder sa propre voiture est devenu un must pour de nombreux Mauriciens, et beaucoup se tournent vers les véhicules importés. Pourquoi ? Elles sont tout bonnement mieux équipées au niveau de la mécanique et de meilleure qualité car elles sont destinées à un marché particulier. « Si l’on prend l’exemple des voitures japonaises, elles sont fabriquées selon les normes du Japanese Domestic Market, dit le directeur de Car Club. Maurice figure quant à elle sur le Sub-Saharan Market, expliquant pourquoi des véhicules de marques asiatiques ou européennes, mais fabriquées en Inde ou en Afrique du Sud, sont vendues ici ».



Et le prix dans tout ça ?

Les imported pre-owned sont-elles plus chères que les véhicules de seconde main vendus sur le marché local ? Selon Karrim Abbasakoor, il est essentiel de comparer « likes with likes ». « Comme tout véhicule de seconde main, ceux importés connaissent une dépréciation variant entre 30 et 40 % du prix à neuf sans compter le facteur d’usure, tout à fait normal après une période de 2 à 3 ans, soutient-il. Il faut toutefois prendre en considération s’il s’agit d’un véhicule toutes options, facteur déterminant du prix d’origine avant de calculer la dépréciation ».

Toutefois, depuis le 1er novembre 2016, suite au dernier Budget, tous les véhicules importés de seconde main ont été sujets à une hausse de prix conséquente. Deux changements principaux expliquent cette majoration des tarifs. Il y a d’abord le changement au système d’évaluation de la Mauritius Revenue Authority qui induit une hausse des frais douaniers. Il y a ensuite l’abolition de la taxe/remise carbone sur ces types de véhicules.

Cette hausse a principalement affecté le marché des petites voitures (citadines). Fort heureusement, malgré une chute au niveau des ventes suite à l’annonce, les chiffres se stabilisent aujourd’hui et les revendeurs respirent à nouveau.

À propos de Car Club

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Située à Helvetia, la société Car Club a commencé ses activités en octobre 2013 avec l’arrivée de sa première cargaison de véhicules reconditionnés. Important des voitures de gammes allemande et japonaise, entre autres, Car Club se spécialise dans le service de prévente, de vente et d’après-vente, assurant un accompagnement continu de sa clientèle. Disposant aujourd’hui d’une cinquantaine de véhicules (Crossovers, SUV, hybrides, etc.) prêts à la vente, cette société offre 2 ans de garantie sur le moteur et la boîte de vitesses des voitures vendues ainsi que deux servicings gratuits et des facilités de financement aux potentiels acheteurs. Karrim Abbasakoor et toute son équipe seront ravis de vous y accueillir et vous conseiller pour votre fitir achat.

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